Pourquoi l’ampleur de la catastrophe de Fukushima n’a-t-elle pas été mise à la disposition des Canadiens? Que faites-vous pour aides les Canadiens dans les zones à risque élevé? Pourquoi n’y a-t-il pas plus d’efforts de déployés pour faire pression sur les autorités japonaises pour gérer le lieu de la catastrophe de manière plus efficace?

Fukushima est évidemment un incident important et a suscité beaucoup de questions. Nous avons fait de notre mieux pour répondre à vos questions ci-dessous.

En ce qui concerne le premier point, notre position est que l’ampleur de la catastrophe de Fukushima a été mise à la disposition des Canadiens. Plus de deux ans après l’incident initial l’évènement continu d’être revu en détail par plusieurs organismes à travers le monde. Par exemple, la Commission canadienne de sûreté nucléaire a fourni des informations à jour dans les jours et semaines qui ont suivi le tsunami et a continué de le faire bien après l’évènement. Il y a beaucoup d’informations sur leur site web, tel que l’article intitulé « Fukushima, un an plus tard ». Il y a plusieurs liens sur cette page qui mènent à plus d’informations.

Une autre suggestion est de visiter le site Web de Santé Canada. Il y a beaucoup de pages avec des informations additionnelles sur l’incident de Fukushima, incluant les données de surveillance du rayonnement et de l’information sur certains des premiers débris échoués sur le sol canadien. Plus tôt cette année, l’Organisation mondiale de la santé a publié un rapport intitulé, « Health risk assessment from the nuclear accident after the 2011 Great East Japan Earthquake and Tsunami » (anglais seulement). L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a une page Web axée sur l’accident nucléaire de Fukushima et l’Association nucléaire mondiale a publié son propre rapport détaillé de l’accident et des mesures qui ont été prises à ce jour. Toutes ces ressources sont publiquement disponibles aux Canadiens.

Pour ce qui est des perspectives d’avenir, le Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR) est à finaliser une étude importante pour évaluer les doses et les effets des rayonnements de Fukushima. Plus de détails sur ce rapport peuvent être trouvés ici.

En réponse à votre deuxième question concernant ce que nous faisons pour aider les Canadiens dans les zones à risque élevé, nous devons souligner qu’il n’y a pas de zones à risque élevé au Canada à la suite de l’accident de Fukushima. Ceci est démontré dans certaines des références mentionnées ci-dessus, particulièrement les données de surveillance du rayonnement fournies par Santé Canada. La quantité des retombées mesurables au Canada était infime.

En ce qui concerne votre troisième point, une pression énorme a été appliquée sur les autorités japonaises pour qu’elles gèrent le site de la catastrophe, même si l’ampleur de ces efforts est plus difficile à quantifier. Pour ne citer qu’un exemple, l’AIEA a récemment, en avril 2013, publiquement demandé des améliorations au site de Fukushima. La pression internationale a également poussé Tepco à devancer son échéancier pour l’enlèvement des barres de combustible irradié du site ainsi qu’à faire une enquête plus détaillée sur les doses de rayonnement reçues par leurs travailleurs.

0

À propos de l'auteur:

  Related Posts
  • No related posts found.