ACRP

J’ai déménagé au Canada d’un autre pays en 2011 sur un permis de travail lié à un type spécifique d’emploi. J’ai une maîtrise en chimie, de l’expérience de travail comme premier intervenant et enquêteur CBRN (chimique-biologique-radiologique-nucléaire). J’ai aussi travaillé dans une centrale nucléaire et comme un spécialiste en radioprotection pour les forces armées. Récemment, ma femme et moi avons obtenu le statut de résident permanent. Je peux maintenant travailler pour n’importe qui au Canada. Je souhaite rencontrer des personnes et des organisations dans le domaine de la radioprotection, mais j’ai beaucoup de difficulté. Est-ce que je pourrai faire cela si je suis membre de votre organisation? Est-ce que je suis admissible? Je pose ces questions, car plusieurs employeurs potentiels m’ont averti qu’ils ne reconnaissent pas mes compétences parce qu’elles n’ont pas été obtenues au Canada.

Vous être au bon endroit! Bien qu’il y ait plusieurs organisations au Canada qui sont orientées vers un secteur nucléaire spécifique, telles la radiographie industrielle ou les centrales nucléaires, l’ACRP est une organisation multidisciplinaire avec des membres de ces domaines et encore plus! Nos membres travaillent comme spécialistes en radioprotection et responsables de la radioprotection, technologiste en radiodiagnostic, spécialistes en rayonnements non ionisants, personnel au sein d’autorités de réglementation, de fabricants et de distributeurs d’équipement. Plusieurs d’entre nous ont une éducation et de l’expérience de travail semblables aux vôtres. Étant donné votre intérêt dans le domaine de la radioprotection, vous êtes absolument admissible à notre association. Si vous souhaitez nous joindre, vous pouvez trouver toutes les informations nécessaires sous la rubrique « Membres – Membres potentiels » sur notre site Web. Avec l’information que vous avez fournie, nous vous suggérons de commencez par adhérer en tant que membre associé. Ceci vous donnera accès à tous les bénéfices offerts par l’ACRP.

Un des plus grands bénéfices à être membre de l’ACRP est la possibilité de ressauter avec des professionnels en radioprotection de tous les coins du Canada. En plus, les membres ont accès aux informations sur les événements courants, les offres d’emploi, un service d’affichage de curriculum vitae et des cours de formation. Vous pouvez aussi contacter des membres individuellement avec qui vous avez des intérêts en commun grâce à nos pages LinkedIn et Facebook. Le congrès annuel, tenu fin mai ou début juin, est une occasion unique de se rencontrer et de partager son expérience opérationnelle, de parler de la recherche courante en radioprotection et de voir les plus récentes avances technologiques et les nouveaux instruments de radioprotection. En plus, l’ACRP offre une accréditation canadienne afin de reconnaître les compétences en radioprotection.

Nous espérons que vous allez considérer joindre notre association et nous vous souhaitons bonne chance dans vos activités futures.

Je suis ingénieur en physique nucléaire, travaillant présentement comme responsable de la radioprotection pour un labo de gestion de déchets radioactifs dans un autre pays. J’ai une question au sujet de la nature de votre organisation – est-ce que vous êtes une organisation de réglementation ou une association pour le développement de la radioprotection?

Nous sommes une association dédiée au développement de la radioprotection au Canada. Pour plus de détails au sujet de la nature de notre association et les types d’activités auxquelles nous participons, veuillez lire nos énoncés de vision et de mission sur notre site Web ainsi que nos objectifs.

Si vous souhaitez vous joindre à notre association, veuillez consulter la rubrique « Membres – Demande d’adhésion pour les nouveaux membres »

Divers

Nous cherchons l’équivalent canadien du document américain NCRP 147 (National Council of Radiation Protection and Measurements) intitulé Structural Shielding design for medical x-ray imaging facilities.

Il n’y a pas d’équivalent canadien au document NCRP 147. Bien que vous pouvez trouver les limites de dose et autres exigences qui s’appliquent au Canada dans les codes de sécurité de Santé Canada, ou dans les différentes lois provinciales, il n’y a pas de document canadien qui présente une méthodologie de calcul pour le blindage des rayons X comme le fait le NCRP 147. En fait, plusieurs documents canadiens, comme les codes de sécurité de Santé Canada, font simplement référer au NRCP 147 ou à son précurseur, le NCRP 49.

C’est le cas pour plusieurs documents du NCRP. Par exemple, le NCRP 151, qui décrit le blindage nécessaire pour les installations de radiothérapie à mégavoltage, est couramment utilisé au Canada, bien que les limites de doses proposées dans le NCRP doivent être remplacées par les limites de doses canadiennes.

Formation

J’ai un baccalauréat en physique médicale et 5 ans d’expérience de travail dans un département d’imagerie médicale dans un autre pays. J’habite maintenant au Canada et je cherche un emploi dans le domaine de la radioprotection. Y a-t-il des critères particuliers pour travailler en radioprotection au Canada?

Il n’y a pas de critères universels d’éducation ou d’expérience de travail dans le domaine de la radioprotection, au Canada. Selon le niveau de responsabilité et de la nature du travail, chaque organisation détermine les compétences nécessaires. En général, les employeurs recherchent des personnes qui possèdent l’éducation et de l’expérience reliée directement à leur programme de radioprotection (p. ex. un diplôme en technologie de médecine nucléaire pour un emploi au sein d’un département de médecine nucléaire, un baccalauréat en physique médicale pour un emploi au sein d’un centre de cancérologie ou un département d’imagerie médicale ou un baccalauréat en radioprotection pour un emploi au sein d’une université). Ceux qui travaillent en radioprotection au Canada requièrent des connaissances spécifiques au sujet des règlements canadiens, tels ceux de la Commission canadienne de la sécurité nucléaire (CCSN) et les codes de sécurité de Santé Canada.

Toutefois, il y a certains types d’emplois dans le domaine de la radioprotection qui demandent des exigences additionnelles. Par exemple, pour travailler comme responsable de la radioprotection (RRP) dans certains types d’installations, tels un centre de radiothérapie ou une centrale nucléaire, vous devez être certifié par la CCSN. Pour plus de renseignements à ce sujet, contactez la CCSN directement.

Il y a une liste de compagnies sur le site Web de l’ACRP sous la rubrique « Membres – Membres d’affaires ». Plusieurs de ces compagnies offrent des cours de responsables de la radioprotection (RRP), qui inclut un survol des règlements canadiens. Pour plus d’information au sujet des cours offerts, visitez leurs sites Web ou contactez-les directement. En général, avoir complété un cours de ce type vous aidera durant votre recherche d’emploi en radioprotection au Canada.

Les membres de l’ACRP qui travaillent comme RRP au Canada peuvent obtenir une accréditation professionnelle de l’association. Cela comprend un examen formel écrit. Les personnes qualifiées peuvent demander d’écrire l’examen, pendant le congrès annuel de l’ACRP. Pour plus de renseignements, consulter le site Web de l’ACRP, sous la rubrique « Membres – Désignation professionnelle ».

J’ai travaillé comme contrôleur en radioprotection (responsable de la sécurité) durant les sept dernières années. J’envisage maintenant d’écrire soit l’examen de l’ACRP(A) ou celui du National Registry of Radiation Protection Technologists (NRRPT), qui, je crois, est aussi reconnu au Canada. Pourriez-vous s’il vous plaît me dire quelles sont les différences entre ces deux examens et lequel serait le mieux adapté pour moi? Mes objectifs sont de devenir plus polyvalent et d’être capable de travailler dans des environnements différents, que ce soit, par exemple, dans une centrale nucléaire, un hôpital ou une mine.

Félicitations pour votre décision d’approfondir vos compétences en radioprotection. Vous avez demandé quelle qualification vous devriez poursuivre; NRRPT ou ACRP(A). La réponse courte est les deux! Il y a beaucoup de points communs entre les examens et étudier pour un va certainement vous aider à vous préparer pour l’autre. Les examens ont un contenu et un niveau de difficulté similaires, mais l’accent n’est pas le même. L’examen du NRRPT met plus d’accent sur l’industrie de l’énergie nucléaire alors que le contenu de l’examen de l’ACRP(A) est plus général et plus pertinent à un grand nombre d’applications en radioprotection. En supposant que vous vouliez choisir, ou du moins que vous décidiez lequel faire en premier, voici quelques points à considérer.

Examen ACRP(A):

L’Association canadienne de radioprotection est notre association nationale pour promouvoir la radioprotection au Canada. Depuis 2005, l’ACRP propose un examen d’accréditation annuel. Les candidats qui réussissent l’examen reçoivent la désignation de « professionnel en radioprotection ». L’examen est basé sur un profil de compétences approuvé par les membres de l’ACRP, qui traite de : l’administration du programme de radioprotection, la Loi sur la sûreté et la réglementation nucléaires, les permis, les règles de travail, la tenue des dossiers, les compétences des employés, les inspections, audits et enquêtes, le contrôle des expositions et des doses, l’instrumentation et l’équipement, la gestion des stocks (incluant le transport), la dosimétrie du personnel, le contrôle de la contamination et les procédures d’urgence. Il y a environ 40 personnes qui ont réussi l’examen et sont désormais désignées par l’ACRP en tant que professionnels en radioprotection. L’examen est offert annuellement au congrès de l’ACRP.

Examen NRRPT :

Le NRRPT (É.-U.) a été fondé en 1976 dans le but précis de faire progresser les compétences des technologues en radioprotection. L’examen est conçu pour être pertinent à un grand nombre de domaines. Le conseil d’administration actuel et le comité d’examen sont composés de membres provenant de plusieurs secteurs, incluant : l’énergie nucléaire, les laboratoires nationaux (« DOE »), le déclassement, les milieux médical et universitaire, les entrepreneurs environnementaux et autres. À ce jour, plus de 5000 personnes ont réussi l’examen et sont devenues « titulaires » du NRRPT. Bien que l’accent soit mis sur les techniques en radioprotection, l’examen a été écrit par des personnes provenant de plusieurs autres domaines, tels que des spécialistes en radioprotection, des gestionnaires d’ALARA et les responsable de la radioprotection. L’examen est conçu pour tester les compétences en matière de radioprotection appliquée, la détection et la mesure des rayonnements et sur les notions de base. La norme de qualification est un technologue compétent avec cinq années d’expérience (et de formation) qui a étudié pour l’examen.

Depuis 2006, une version canadienne de l’examen est offerte. Elle a été conçue avec l’aide d’« Ontario Power Generation » et de « Bruce Power » afin de fournir une norme objective par un tiers pour leur personnel et pour les employés contractuels en radioprotection engagés pour l’entretien. Alors qu’on estimait que l’examen du NRRPT était une norme appropriée, la plus grande partie du contenu lié aux normes et règlements des États-Unis n’était pas pertinent au Canada. Il y a 22 personnes titulaires qui ont passé la version canadienne de l’examen. L’examen est offert lorsqu’il y a une demande suffisante.

Je suis intéressé à devenir enseignant pour le cours d’opérateurs d’appareil d’exposition accrédité et je cherche de l’information sur la façon de m’y prendre.

Il n’y a pas d’exigences réglementaires précises pour être enseignant du cours d’opérateurs d’appareil d’exposition. Toute personne qui élabore un nouveau programme devrait contacter la CCSN pour donner les détails de leur programme, car l’examen doit être « reconnu » par la CCSN. Cette exigence, ainsi que les autres exigences pour obtenir une accréditation pour le cours d’opérateur d’appareil d’exposition, sont présentées dans le document de référence de la CCSN G-229.

Il est du devoir de l’institution d’enseignement ou de l’enseignant de fournir à la division des accréditations personnelles de la CCSN les documents démontrant comment leur curriculum peuvent satisfaire les exigences de l’annexe A du document G-229 (section A1 à A13). Toute personne qui est intéressée par l’accréditation d’opérateur d’appareil d’exposition devrait se référer au site Web de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN).

Des liens vers quelques compagnies qui fournissent le cours d’opérateurs d’appareil d’exposition accrédités sont présentés ci-dessous. Vous pouvez entrer en contact avec eux pour voir s’ils ont des informations additionnelles. Ceux-ci pourraient également être des institutions qui souhaitent potentiellement engager des enseignants pour le cours d’opérateurs d’appareil d’exposition.

INTEG

Canadian Institute for NDT

Northern Alberta Institute of Technology

Southern Alberta Institute of Technology

Je travaille comme responsable de la radioprotection (RRP) dans un autre pays et j’envisage de m’établir au Canada. Je me demande si ma formation et mon expérience seront suffisantes pour me permettre d’exercer le travail de RRP au Canada, ou s’il y a des exigences ou des compétences spécifiques que je devrai avoir.

Toute personne démontrant une combinaison raisonnable d’éducation et d’expérience peut être admissible à travailler comme responsable de la radioprotection au Canada. Ces personnes devront cependant connaître la réglementation canadienne en vigueur, comme celle de la Commission canadienne de sûreté nucléaire et les Codes de sécurité de Santé Canada.

Les RRP ou les personnes travaillant dans des postes équivalents dans certains milieux comme les centrales nucléaires ou les centres de traitement par radiothérapie pourraient également se voir exiger une certification formelle par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN). Pour plus d’informations, communiquer directement avec la CCSN.

Il y a une liste d’entreprises sur le site Web de l’ACRP, sous l’onglet « Membres » – « Membres d’affaires ». Plusieurs de ces compagnies offrent des cours de formations de RRP qui couvre les aspects réglementaires canadiens en vigueur. Veuillez visiter les sites Web ou communiquer directement avec ces compagnies pour obtenir des informations concernant les cours offerts.

Les membres de l’ACRP qui travaillent comme RRP au Canada sont admissibles à l’accréditation professionnelle par l’association, laquelle comprend un examen écrit formel. Les personnes se qualifiant peuvent demander à passer l’examen qui est offert lors du congrès annuel de l’ACRP. D’autres informations sont disponibles sur le site de l’ACRP sous l’onglet « Membres – Désignation professionnelle »

Mon entreprise exerce ses activités avec deux permis de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, l’un pour l’entreposage de jauges fixes et l’autre pour la distribution de substances nucléaires. Nous nous demandons si vous pouvez nous suggérer des cours de formation reliés à ces permis qui pourraient nous être bénéfiques.

Vos permis émis par la CCSN stipulent que le personnel travaillant avec des appareils à rayonnement ou des substances nucléaires doit recevoir une formation de radioprotection. De manière générale, cela inclut :

1.   Votre responsable de la radioprotection (RRP) devrait avoir reçu une formation formelle de RRP.

2.   Tous les utilisateurs autorisés (c.-à-d., toutes les personnes qui travailleront directement avec les jauges ou qui manipuleront les sources radioactives) doivent suivre un cours de formation sur la radioprotection. Ce cours peut être donné à l’interne ou par un consultant externe en radioprotection, et il doit inclure des sujets tels que les précautions de base en radioprotection, les règlements de la CCSN et les conditions d’entreposage et de sécurité. Il doit aussi aborder les politiques et procédures liées à la radioprotection et qui concernent les activités spécifiques de votre entreprise.

3.   Tout le personnel de soutien et les travailleurs auxiliaires qui ne travaillent pas directement avec les jauges ou les sources, mais qui doivent travailler à proximité ou sont impliqués de manière plus marginale, devraient recevoir une formation de sensibilisation à la radioprotection. Cette formation est d’un niveau généralement inférieur à celle requise pour les utilisateurs autorisés.

4.   Toute personne qui prépare, expédie ou reçoit des colis contenant des substances nucléaires doit détenir un certificat de formation pour le transport des matières dangereuses (TMD) couvrant spécifiquement les matériaux de classe 7. Encore une fois, cette formation peut être donnée à l’interne ou par un des nombreux consultants externes en TMD.

La CCSN demande généralement que la formation sur ces sujets soit renouvelée à quelques années d’intervalle. L’entretien des jauges fixes ou d’autres appareils à rayonnement nécessite une formation complémentaire, mais il faut un permis distinct de CCSN pour l’entretien. Vous ne pourriez pas le faire avec vos permis actuels.

Le document G-313 de la CCSN, Formation en radioprotection des travailleurs exécutant des activités autorisées avec des substances nucléaires et des appareils à rayonnement, dans des installations nucléaires et avec de l’équipement réglementé de catégorie II, contient des lignes directrices pour la mise en place de programmes de formation à l’interne pour le personnel.

Il y a une liste d’entreprises sur le site Web de l’ACRP sous l’onglet « Membres » – « Membres d’affaires ». Beaucoup de ces entreprises offrent ces types de formation. Vous pouvez visiter leur site Web ou les contacter directement pour obtenir des informations détaillées sur les cours qu’elles offrent.

Je suis un radiographe nouvellement qualifié dans un autre pays, où j’ai dû obtenir un diplôme en radiographie pour pouvoir travailler dans ma profession. J’envisage d’émigrer au Canada. Y a-t-il un diplôme ou une formation supplémentaire requis pour que je puisse travailler au Canada en tant que radiographe?

Au Canada, selon la loi, toute personne qui travaille en gammagraphie industrielle ou qui opère un appareil d’exposition doit posséder une accréditation d’opérateur d’appareil d’exposition (OAE) valide de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN). La page Web suivante contient des informations sur les conditions d’accréditation, les échéances, les coûts, ainsi que les formulaires de demande et un guide.

Toute personne doit être accréditée par la CCSN, qu’elle soit ou pas déjà accréditée comme OAE dans un autre pays. Toutefois, la CCSN étudie chaque demande d’accréditation au cas par cas, et elle peut tenir compte d’autres types d’études, de formation et d’expérience s’ils sont clairement équivalents à ceux spécifiés dans le guide accompagnant le formulaire. Lorsque vous ferez votre demande d’accréditation d’OAE au Canada, nous vous recommandons d’inclure une lettre de votre employeur actuel ou de l’établissement de formation que vous avez fréquenté, détaillant la formation que vous avez reçue et votre expérience professionnelle, en y incluant les types d’équipement pour lesquels vous êtes accrédités.

Nous aimerions mettre en place un programme de radioprotection avec une composante éducative, lié aux dangers des radiations pour nos employés. Nous travaillons dans un milieu industriel et, bien que nous n’ayons pas de source de rayonnement spécifique sur notre lieu de travail, nos employés sont amenés à se rendre dans d’autres lieux de travail où ce genre de dangers peut être présent. Avez-vous un document que nous pourrions étudier avec notre personnel pour nous aider à trouver la bonne information?

Il semble que ce dont vous ayez besoin, c’est un bon aperçu complet des concepts fondamentaux des rayonnements et de la radioprotection. Nous vous suggérons de commencer par étudier la présentation du Centre d’apprentissage de l’ACRP accessible sous l’onglet « Ressources » du site Web de l’ACRP.

Vous pouvez trouver une autre bonne référence de base sur le site Web de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), dans la section « Salle de lecture », sous le titre « Rayonnement ». Le site de la CCSN a aussi une section intitulée « Ressources pédagogiques » pour les enseignants, laquelle pourrait aussi vous intéresser.

Santé Canada fournit aussi un excellent aperçu sur les rayonnements qui comprend des liens vers de l’information plus détaillée sur des sujets précis comme le radon et le rayonnement ultraviolet.

Fukushima @fr

Pourquoi l’ampleur de la catastrophe de Fukushima n’a-t-elle pas été mise à la disposition des Canadiens? Que faites-vous pour aides les Canadiens dans les zones à risque élevé? Pourquoi n’y a-t-il pas plus d’efforts de déployés pour faire pression sur les autorités japonaises pour gérer le lieu de la catastrophe de manière plus efficace?

Fukushima est évidemment un incident important et a suscité beaucoup de questions. Nous avons fait de notre mieux pour répondre à vos questions ci-dessous.

En ce qui concerne le premier point, notre position est que l’ampleur de la catastrophe de Fukushima a été mise à la disposition des Canadiens. Plus de deux ans après l’incident initial l’évènement continu d’être revu en détail par plusieurs organismes à travers le monde. Par exemple, la Commission canadienne de sûreté nucléaire a fourni des informations à jour dans les jours et semaines qui ont suivi le tsunami et a continué de le faire bien après l’évènement. Il y a beaucoup d’informations sur leur site web, tel que l’article intitulé « Fukushima, un an plus tard ». Il y a plusieurs liens sur cette page qui mènent à plus d’informations.

Une autre suggestion est de visiter le site Web de Santé Canada. Il y a beaucoup de pages avec des informations additionnelles sur l’incident de Fukushima, incluant les données de surveillance du rayonnement et de l’information sur certains des premiers débris échoués sur le sol canadien. Plus tôt cette année, l’Organisation mondiale de la santé a publié un rapport intitulé, « Health risk assessment from the nuclear accident after the 2011 Great East Japan Earthquake and Tsunami » (anglais seulement). L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a une page Web axée sur l’accident nucléaire de Fukushima et l’Association nucléaire mondiale a publié son propre rapport détaillé de l’accident et des mesures qui ont été prises à ce jour. Toutes ces ressources sont publiquement disponibles aux Canadiens.

Pour ce qui est des perspectives d’avenir, le Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR) est à finaliser une étude importante pour évaluer les doses et les effets des rayonnements de Fukushima. Plus de détails sur ce rapport peuvent être trouvés ici.

En réponse à votre deuxième question concernant ce que nous faisons pour aider les Canadiens dans les zones à risque élevé, nous devons souligner qu’il n’y a pas de zones à risque élevé au Canada à la suite de l’accident de Fukushima. Ceci est démontré dans certaines des références mentionnées ci-dessus, particulièrement les données de surveillance du rayonnement fournies par Santé Canada. La quantité des retombées mesurables au Canada était infime.

En ce qui concerne votre troisième point, une pression énorme a été appliquée sur les autorités japonaises pour qu’elles gèrent le site de la catastrophe, même si l’ampleur de ces efforts est plus difficile à quantifier. Pour ne citer qu’un exemple, l’AIEA a récemment, en avril 2013, publiquement demandé des améliorations au site de Fukushima. La pression internationale a également poussé Tepco à devancer son échéancier pour l’enlèvement des barres de combustible irradié du site ainsi qu’à faire une enquête plus détaillée sur les doses de rayonnement reçues par leurs travailleurs.

Où une personne peut-elle être testée pour les rayonnements? J’étais au Japon en mars 2011 lors de la fonte des réacteurs nucléaires. Mon vol n’a jamais été testé pour une exposition aux rayonnements, mais les vols suivants l’ont été.

Merci beaucoup pour votre question. Il existe diverses méthodes par lesquelles une personne peut être testée pour l’exposition aux rayonnements. En assument que vous êtes préoccupé par les rayonnements reliés à l’incident de Fukushima, nous pouvons également vous fournir un peu d’information de base.

Les matières radioactives qui sont inhalées ou ingérées peuvent être mesurées par l’analyse de l’urine ou par mesure directe sur l’ensemble du corps. Toutefois, en ce moment, il serait très peu probable de trouver quelque chose. L’iode radioactif est l’une des matières radioactives les plus courantes qui auraient pu être détectées lors de l’incident de Fukushima, mais à l’heure actuelle, elle s’est complètement désintégrée. D’autres matières qui peuvent demeurer radioactives pour des périodes plus longues sont également éliminées par le corps avec le temps.

Les expositions aux rayonnements provenant d’une source externe (c.-à-d. non inhalée ou ingérée) ne peuvent pas être mesurées après le fait, mais seulement pendant l’exposition si l’on porte un appareil de surveillance des rayonnements. Il y a certains tests sanguins qui peuvent indiquer si quelqu’un a été exposé à des niveaux très élevés de rayonnement, mais il est très peu probable que vous ayez été exposé à des niveaux aussi élevés.

Santé Canada peut effectuer certains de ces tests si une personne est référée par son médecin, mais les mesures du corps en entier pour vérifier si la matière a été inhalée ou ingérée ne sont effectuées qu’à Ottawa. Il y a d’autres établissements commerciaux au Canada qui peuvent également fournir ces tests moyennant des frais. Si vous désirez, nous pouvons vous fournir une liste de quelques établissements qui pourraient être à proximité de chez vous, dépendamment de votre emplacement au Canada.

En ce qui concerne les vols qui ont été testés, ça peut dépendre de l’endroit où vous étiez au moment de l’incident et de la provenance de votre vol. Il y a eu des discussions au Canada à savoir si les vols de routine revenant au pays à partir du Japon devraient être testés, mais après avoir révisé les informations disponibles il a été décidé que ce n’était pas nécessaire. Si vous avez des informations plus spécifiques sur votre vol et les autres vols qui auraient pu être testés pour une exposition aux rayonnements, nous pourrions être en mesure de fournir une réponse plus détaillée sur ce point.

Si vous être intéressé par quelques chiffres sur les niveaux de rayonnement après l’incident de Fukushima au Japon, il y a certaines données dans un rapport récemment publié (en anglais seulement) par l’Organisation mondiale de la santé intitulé « Preliminary Dose Estimation from the nuclear accident after the 2011 Great East Japan Earthquake and Tsunami. » (Estimés préliminaires des doses dues à l’accident nucléaire à la suite du grand tremblement de terre et tsunami de 2011 dans l’est du Japon.) C’est un assez long rapport et est parfois technique, mais il contient certains chiffres utiles. Plus précisément, la section 3.3 du rapport, intitulée « Geographical Distribution of Doses » (traduction : distribution géographique des doses) (page 41) qui résume les doses que quelqu’un pourrait recevoir sur une année entière dans différentes zones à l’intérieur et autour de la préfecture de Fukushima et dans le reste du Japon. Ces valeurs sont aussi résumées dans un tableau à la page 44 du rapport. Gardez à l’esprit que ces doses auraient été accumulées au cours d’une année complète, donc en fonction du temps passé au Japon, seulement une fraction de ces valeurs peuvent s’appliquer à votre cas.

La figure de la page 52 du rapport fournit ensuite quelques comparaisons concrètes entre les niveaux de rayonnement calculés dans le rapport et les doses typiques naturelles, des examens médicaux, etc. Une copie de ce rapport peut être consultée au lien suivant.

Globalement, si vous n’étiez pas près de Fukushima au moment de l’incident, vous n’avez pas été exposé à un niveau important de rayonnements.

J’espère que nous avons été en mesure de répondre à vos préoccupations. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous recontacter et nous serons heureux de vous répondre.

Je suis une mère qui habite à Abbotsford, C.-B. Selon les informations que nous recevons sur la situation de Fukushima, nous serons probablement exposés à des doses rayonnement malsaines, ici, en Amérique du Nord, en raison des courants d’air transportant des particules radioactives au-dessus du Pacifique. Avez-vous des informations à ce sujet? Je crois qu’il y a des choses que nous pouvons faire pour nous protéger et pour réduire notre exposition. Je suis à la recherche d’instructions quant à ce qui peut être fait et j’aimerais également voir des chiffres réels en ce qui a trait au niveau de rayonnements dans notre quartier. En outre, ici dans la vallée du Fraser, il y a beaucoup de production alimentaire et j’aimerais savoir s’il est sécuritaire de consommer ces produits.

Merci beaucoup de votre requête. Permettez-moi de commencer par vous rassurer concernant les faits qu’au Canada, nous ne recevons pas de doses de rayonnements dangereuses provenant de particules radioactives transportées par les courants d’air au-dessus du Pacifique et qu’il est sécuritaire de consommer les produits provenant de la vallée du Fraser.

Il est vrai que des particules radioactives ont traversé l’océan Pacifique et ont atteint l’Amérique du Nord environ une semaine après l’accident initial qui s’est produit l’année dernière. Cependant, la quantité de ces particules et les niveaux de rayonnements étaient tellement faibles qu’ils ne causaient pas de dangers pour la santé des gens. En fait, nous sommes constamment exposés à un niveau de rayonnements provenant du sol, des rayons cosmiques et d’autres sources naturelles. L’augmentation du niveau de rayonnements mesurée à la suite de l’accident de Fukushima était tellement faible qu’elle n’a pu être détectée à l’aide d’instruments très sophistiqués. Au moment d’écrire ces lignes, le niveau de rayonnement indique qu’il n’y a pas de radioactivité au Canada ayant été causée par l’accident de Fukushima.

Santé Canada possède des détecteurs de rayonnement positionnés à travers le Canada. Des données (jusqu’à et incluant l’année 2011) sont disponibles sur le site Web suivant.

Le tableau à cette page démontre qu’il n’y a pas eu d’augmentation appréciable de la dose de rayonnement dans l’air après l’accident de Fukushima. Les données pour d’autres villes et pour d’autres moments sont également disponibles sur le site Web de Santé Canada.

Je réitère, puisque la quantité de particules radioactives qui ont été transportées au Canada était tellement faible, il était au moment de l’accident et il est encore sécuritaire de consommer des produits alimentaires provenant de la vallée du Fraser ou de tous autres endroits au Canada.

Le rapport de l’Organisation mondiale de la santé, récemment publié, intitulé « Preliminary Dose Estimation for the Nuclear Accident After the 2011 Great East Japan Earthquake and Tsunami » (en anglais seulement), présente des données que vous voudrez peut-être consulter. Le rapport est relativement long et plutôt technique, mais en résumé, les doses de rayonnements dans les pays voisins du Japon ainsi que dans le reste du monde étaient inférieures à 0,01 mSv et de façon générale, nettement inférieures (les mSv sont les unités de mesure de rayonnements). La page 54 du rapport présente des comparaisons concrètes sur la quantité de rayonnement que cela représente. Par exemple, 0,01 mSv serait la dose équivalente reçue à la suite de deux radiographies dentaires.

Vous avez également posé des questions sur ce qui peut être fait pour nous protéger et réduire notre exposition aux rayonnements. Dans une situation d’urgence radiologique ou nucléaire, certaines choses peuvent être faites, comme l’évacuation, la mise à l’abri sur place, la prise de comprimés d’iode stable et éviter de consommer de l’eau et des aliments contaminés. Cependant, aucune de ces mesures n’a été nécessaire au Canada au moment de l’accident et c’est également vrai aujourd’hui puisque, comme nous l’avons mentionné, la quantité de particules radioactives qui ont atteint le Canada ne représentait pas un danger pour la santé et était à peine mesurable, comparativement au rayonnement naturel. D’autres informations à ce sujet peuvent être fournies si vous êtes intéressées.

J’espère que vous trouverez ces informations à la fois utiles et rassurantes. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

Notions élémentaires des rayonnements

Est-ce que les téléphones cellulaires émettent des radiations?

Lorsque vous utilisez votre téléphone cellulaire, il émet un faible rayonnement de radiofréquences pour transmettre les données vers la tour de relais la plus proche. C’est une forme de radiation non ionisante. Nous vous suggérons de visiter le site web très complet de Santé Canada, où l’on répond aux questions courantes au sujet des radiations émises par les téléphones cellulaires.

Qu’est-ce que le radon?

Le site web de Santé Canada comporte une très bonne description de ce qu’est le radon, comment il est produit, quand sa présence est préoccupante et comment régler les problèmes de radon dans une maison. Visitez son site web pour plus d’information.

 

Qu’est-ce que le bruit de fond naturel de rayonnement?

La radiation qui émane de sources naturelles dans l’environnement est appelée « bruit de fond naturel de rayonnement ». Elle inclut diverses contributions telles que la radiation émise par les substances radioactives naturelles comme l’uranium dans le sol et les produits de sa désintégration comme le radon, le carbone 14 ou encore le potassium 40 présent dans notre corps. Elle inclut aussi la radiation cosmique qui provient du soleil.

Le graphique ici apporte plus de détails sur les sources du bruit de fond naturel de radiation.

Qu’est-ce que le rayonnement ionisant?

Les rayonnements qui possèdent l’énergie suffisante pour arracher des électrons aux atomes, ou pour les « ioniser », quand ils interagissent avec la matière, y compris avec les tissus humains sont appelés « ionisants ». Ils peuvent se présenter soit sous forme d’ondes, telles que les rayons gamma ou les rayons X, ou sous forme de particules comme les particules alpha, les particules bêta ou les neutrons.

Pour une explication plus approfondie des rayonnements ionisants, vous pouvez voir la présentation dans notre Centre d’apprentissage.

Qu’est-ce que le rayonnement?

Le rayonnement c’est de l’énergie qui traverse un milieu tel que l’air, l’eau ou l’espace. Les rayonnements peuvent être classifiés en deux catégories. La première comprend les rayonnements électromagnétiques, qui transportent de l’énergie sous forme d’ondes, comme les ondes radio ou les rayons X. La seconde catégorie comprend les rayonnements corpusculaires, composés de particules réelles par opposition aux ondes. Les particules alpha, les particules bêta et les neutrons en sont quelques exemples.

Les rayonnements peuvent aussi être divisés en rayonnements ionisants et non ionisants. Cette distinction dépend de l’énergie du rayonnement. Les rayonnements ionisants ont suffisamment d’énergie pour arracher des électrons aux atomes qu’ils rencontrent, créant des ions. Les rayonnements non ionisants n’ont pas suffisamment d’énergie pour arracher des électrons, mais ils ont plutôt pour effet de déplacer ou de faire vibrer les atomes.

Pour une explication plus approfondie des rayonnements, vous pouvez voir la présentation dans notre Centre d’apprentissage.

Qu’est-ce que la matière radioactive?

Une matière est radioactive quand elle contient des atomes qui se désintègrent spontanément pour former d’autres types d’atomes, tout en émettant des rayonnements sous forme de particules et de rayons gamma.

Pour comprendre en quoi consistent les matières radioactives, il faut avoir des notions sur la composition de la matière. Chaque substance est constituée de minuscules particules appelées atomes. Au milieu de chaque atome, l’on retrouve un « noyau » constitué de « protons » et de « neutrons ». Le nombre de protons dans le noyau détermine la nature de l’élément. Si le nombre de protons et de neutrons est correctement équilibré, l’atome sera « stable ». L’oxygène que nous respirons est un exemple d’atome stable. Il contient normalement 8 protons et 8 neutrons, et on l’appelle « oxygène 16 », où 16 se réfère au nombre total de protons et de neutrons dans chaque noyau.

Cependant, certaines combinaisons de protons et de neutrons peuvent ne pas être stables; dans ce cas, les noyaux se « désintègrent » en émettant des « rayonnements » sous forme de particules et d’énergie. Par exemple, la combinaison de 8 protons et 7 neutrons est une autre forme ou un « isotope » de l’oxygène, connu sous le nom d’« oxygène 15 ». Il est instable ou « radioactif ». Il émet une particule chargée positivement, connue sous le nom de « positron », ainsi que des rayons gamma. Pour ce faire, l’un des protons dans le noyau est converti en neutron, de sorte que le noyau nouvellement créé contient 7 protons et 8 neutrons. Puisqu’il contient maintenant un proton de moins, le nouvel atome est en fait de l’« azote 15 ». Cette combinaison est stable.

Les isotopes radioactifs, également appelés radio-isotopes, sont naturellement présents dans notre environnement, et peuvent même se retrouver dans les éléments tels le carbone, l’hydrogène et le cobalt. On en retrouve dans le sol, par exemple sous forme d’uranium et de ses produits de désintégration, tel le radon. Il y en a également en équilibre avec tous les êtres vivants sous forme de carbone 14, ainsi que directement dans l’organisme sous forme de potassium 40. Les isotopes radioactifs peuvent aussi être produits artificiellement. Par exemple, l’oxygène 15 est souvent utilisé à des fins de diagnostic médical et il est spécialement produit dans un dispositif appelé « cyclotron ».

Qu’est-ce que le rayonnement ionisant?

Les rayonnements qui possèdent l’énergie suffisante pour arracher des électrons aux atomes, ou pour les « ioniser », quand ils interagissent avec la matière, y compris avec les tissus humains sont appelés « ionisants ». Ils peuvent se présenter soit sous forme d’ondes, telles que les rayons gamma ou les rayons X, ou sous forme de particules comme les particules alpha, les particules bêta ou les neutrons.

 

Pour une explication plus approfondie des rayonnements ionisants, vous pouvez voir la présentation dans notre Centre d’apprentissage.

 

Rayonnements et soins de la santé

Je viens d’apprendre que je suis enceinte. Je travaille à une clinique laser qui utilise des lasers à diode et de la LIP. Je me demande si j’ai à me préoccuper des rayonnements provenant de ces machines et si je dois me procurer une veste de plomb.

Nous tenons à vous rassurer que vous n’avez pas à vous inquiéter d’être enceinte lorsque vous travaillez avec de l’équipement dans une clinique laser. Les longueurs d’onde provenant de lumière intense pulsée (LIP) ou des lasers utilisés dans l’industrie cosmétique se situent généralement entre 400 et 1200 nm. Dans cette zone, les lasers ne peuvent porter atteinte au fœtus.

En général, les rayonnements entrent dans deux catégories – les rayonnements ionisants et non ionisants. Des exemples de rayonnements ionisants sont les rayons X, comme vous pourriez recevoir à l’hôpital ou chez le dentiste. Les rayons X peuvent pénétrer le corps humain – c’est précisément pourquoi ils sont utilisés pour prendre des images des os ou d’autres organes internes. Afin de se protéger contre ces types de rayonnements, les patients porteront souvent des vestes de plomb pour protéger les parties de leur corps qui ne sont pas examinées et le personnel reste derrière des fenêtres de verre plombé pour se protéger des rayons X dispersés qui sont produits par la machine.

Les lasers entrent dans la deuxième catégorie, soit les rayonnements non ionisants. Alors que les rayons X peuvent pénétrer le corps, les lasers avec lesquels vous travaillez ne le peuvent pas. Ce qui veut dire que vous n’avez pas à porter un équipement de protection supplémentaire lorsque vous êtes enceinte. Le risque principal lors d’utilisation de lasers est la possibilité de blesser vos yeux ou la surface de la peau. C’est parfois utile de penser aux dangers de l’utilisation de lasers à ceux lors de l’utilisation d’un couteau. À moins que le laser que vous utilisez soit physiquement en mesure de couper votre peau (pas juste une brûlure), il ne causera aucune blessure sous votre peau.

J’ai eu une radiographie, ne sachant pas que j’étais enceinte. Devrais-je avorter?

NON. La quantité de radiation délivrée lors d’une radiographie normale est très faible et n’aura vraisemblablement aucun impact sur le fœtus. L’obligation habituelle d’informer votre médecin avant de passer une radiographie si vous savez que vous êtes enceinte n’est en fait qu’une mesure de précaution, une « pratique exemplaire » qui permet au médecin d’envisager d’autres solutions pour l’examen. Si vous avez passé une radiographie alors que vous étiez enceinte et vous n’est pas sûre du type d’examen radiographique que vous avez subi ni de la quantité de radiation que vous avez reçue, consultez votre médecin.

Les examens de médecine nucléaire sont-ils dangereux?

La plupart des procédures de diagnostic en médecine nucléaire comportent l’administration d’un produit radio pharmaceutique (un produit pharmaceutique comprenant une matière radioactive) dans une veine, puis l’obtention de l’image des photons émis à partir de cette matière radioactive. Il s’agit d’une procédure de routine, qui est utilisée sous diverses formes (par exemple, la scintigraphie osseuse, la détection d’un cancer, l’exploration du cœur ou du cerveau) depuis plus de 30 ans. Les doses de rayonnement reçues à cause de ces procédures sont très faibles (de l’ordre de quelques millisieverts [mSv], ce qui est à peu près l’équivalent de l’exposition au rayonnement naturel pendant deux ans) et ne constituent aucun danger pour le patient ou pour ses proches. Les patients demeurent radioactifs pendant quelques jours (cette période varie en fonction du produit radio pharmaceutique utilisé), et leur radioactivité peut être mesurée s’ils se trouvent à proximité des détecteurs de rayonnement couramment utilisés.

Réglementaire

Je suis un ingénieur en R et D qui travaille pour une entreprise au Royaume-Uni. Nous concevons et fabriquons du matériel de préparation des aliments. Nous considérons en ce moment un nouveau produit avec un détecteur de fumée à ionisation (DFI) incorporé. Le DFI sera similaire à ceux utilisés dans les détecteurs de fumée de maisons standards et utilisera une source d’américium-241. Le Canada est potentiellement un marché important pour nous, je suis donc à la recherche d’indications sur les règles pertinentes auxquelles nous devrons adhérer au Canada. Est-ce que le Canada a des règles similaires?

Le Canada a des règles similaires concernant les tests et l’homologation du produit, la distribution, l’étiquetage, etc.. La plupart d’entre elles sont couvertes par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), qui est l’organisme de règlementation des substances nucléaires au Canada. Bien qu’un permis ne soit pas requis pour la possession de détecteurs de fumée, leur fabrication et leur distribution initiale sont autorisées par la CCSN. Il y a deux séries de règlements qui sont d’une importance particulière dans votre situation :

1.   Règlement sur les substances nucléaires et les appareils à rayonnement. La section 6 de ce règlement porte spécifiquement sur les détecteurs de fumée, mais il y a d’autres sections (p. ex. la section 9 et la section sur l’homologation des appareils à rayonnement) qui sont également pertinentes.

2.   Règlement sur l’emballage et le transport des substances nucléaires

Des liens à tous les règlements de la CCSN sont disponibles sur leur site web.

La meilleure chose à faire serait de communiquer directement avec la CCSN pour les questions spécifiques que vous pourriez avoir. Les coordonnées sont disponibles sur le site web de la CCSN.

En plus de ces exigences pour les matières nucléaires, tous les détecteurs de fumée doivent être conformes au standard CAN/ULC-S531 des Laboratoires des assureurs du Canada (ULC). Ce qui inclut une trentaine de catégories de propriétés d’emplois et une vingtaine de catégories de construction impliquant une centaine de tests individuels. Les détecteurs de fumée qui ne répondent pas aux normes ULC seront considérés comme des produits interdits en vertu de la Loi sur les produits dangereux.

Services @fr

Connaissez-vous des personnes ou des firmes au Québec ou ailleurs au Canada qui peuvent effectuer des vérifications du niveau d’exposition aux radiofréquences provenant d’installations tels des mâts d’antennes de téléphonie cellulaire ou des stations de base? Si oui, pouvez-vous m’envoyer leurs coordonnées?

Il y a plusieurs compagnies qui font partie de l’ACRP qui sont enregistrées comme membre d’affaires et qui offrent une panoplie de services en radioprotection. Vous pouvez voir la liste de tous les membres d’affaires ici. Nous tenons également un annuaire des entreprises qui inclus autant les membres d’affaires affiliés que d’autres compagnies. Dans ce cas, nous vous recommandons de vérifier dans la catégorie « rayonnement non ionisant » dans le répertoire des entreprises. Si vous ne pouvez pas trouver l’information que vous désirez, laissez nous savoir et nous vous assisterons.

J’ai un client qui fait une demande pour un permis pour maintenir des équipements industriels contenant des isotopes radioactifs au Canada. Avec la demande, la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) exige que la compagnie engage un agent au Canada qui pourrait accepter les documents légaux au nom de la compagnie. Est-ce possible pour vous de nous recommander un avocat capable de nous fournir un tel service?

Malheureusement, nous ne sommes pas en mesure de vous recommander un avocat capable d’agir comme un agent au Canada pour votre client. La majorité de nos membres travaillent déjà pour des institutions ou des compagnies canadiennes, alors cette situation n’est pas quelque chose que notre association rencontre normalement. La meilleure suggestion serait de contacter une des compagnies de consultant qui est membre d’affaires de l’association. Ces compagnies sont répertoriées selon le type de service qu’ils offrent dans l’annuaire des entreprises. Plusieurs ont une grande expérience pour répondre aux exigences des permis de la CCSN et pourront vous suggérer quelqu’un, bien que cela puisse créer un conflit d’intérêts étant elles-mêmes des firmes de consultants. Nous nous excusons pour ne pas être en mesure de vous donner une meilleure réponse, mais s’il y a autre chose que nous pouvons faire, svp n’hésitez pas à nous le demander.

Où puis-je me procurer des panneaux et des pancartes de mise en garde contre les rayonnements bilingues?

Il y a une liste d’entreprises sur le site Web de l’ACRP, sous l’onglet « Membres » – « Membres d’affaires ». Plusieurs de ces compagnies fournissent des panneaux et des pancartes de mise en garde contre les rayonnements, ainsi que d’autres services reliés à la radioprotection. Veuillez consulter leurs sites Internet ou les joindre directement pour obtenir la liste des produits et services qu’ils offrent.

De plus, il y a plusieurs autres compagnies de fourniture d’équipement de sûreté au Canada peuvent fournir des panneaux et des pancartes de mise en garde contre les rayonnements bilingues. Pour en nommer quelques-unes :

Sûreté

Lors d’un voyage en avion, quelle est mon exposition aux radiations?

Il existe plusieurs études sur les doses de rayonnement lors de voyages en avion. Santé Canada a une page web contenant des informations sur l’exposition aux rayonnements cosmiques et les voyages en avion. De plus, la Health Physics Society, aux États-Unis a une page web d’information publique traitant spécifiquement de cette question.

Il existe aussi une autre excellente source d’information : un calculateur électronique bilingue permettant d’estimer la dose de rayonnements cosmiques reçue lors d’un voyage en avion, sur la base des points de départ et d’arrivée ainsi que la date et l’heure du vol. Pour passer du français à l’anglais et vice-versa, vous n’avez qu’à cliquer sur le drapeau (français ou britannique) situé dans le coin inférieur droit de la page web. Le site web www.sievert-system.org est publié par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), le centre de référence en France. Ce site web fournit de nombreuses informations sur le rayonnement cosmique, la dose et les effets sur la santé.

En utilisant ce calculateur, un vol typique traversant le Canada, de Toronto à Vancouver, entraînerait une dose personnelle d’environ 0,03 mSv. Ce qui est dix fois moins que l’exposition annuelle naturelle aux rayonnements cosmiques que les Canadiens reçoivent et moins de 2 % de la dose annuelle moyenne provenant du bruit de fond naturel de rayonnement au Canada.

Les équipages travaillant à temps plein reçoivent en moyenne une dose annuelle professionnelle de l’ordre de quelques mSv, en plus de leur exposition au bruit de fond naturel de rayonnement. Ce niveau d’exposition demeure toutefois très inférieur aux limites de dose applicables aux travailleurs du secteur nucléaire, au Canada, soit un maximum de 50 mSv par année et une moyenne sur 5 ans de 20 mSv par année.

Quelle quantité de radiation est dangereuse?

C’est une des questions les plus difficiles au sujet de la radiation. Trois raisons principales rendent cette question difficile à répondre. Tout d’abord, il y a la nécessité de comprendre comment on mesure la radiation. Ensuite, il y a le fait que la perception du public de ce qui est sûr et de ce qui est dangereux est très subjective et varie énormément d’une personne à l’autre. Enfin, il n’existe pas de limite précise du niveau de radiation en dessous de laquelle nous sommes totalement en sécurité et au-dessus de laquelle notre santé est assurément mise en danger.

Le principal risque pour la santé dû à l’exposition à un rayonnement ionisant est le possible développement, plus tard au cours de la vie, d’un cancer dans le tissu ou l’organe irradié. À de bas niveaux d’exposition, le risque est très faible, mais il augmente proportionnellement avec l’exposition. Selon les études épidémiologiques, le risque additionnel de cancer fatal dû à l’exposition aux rayonnements est estimé à 5 % par sievert. Au Canada, la probabilité de développer un cancer fatal (quelle que soit la cause) au cours de la vie est d’environ 25 %.Par conséquent, une dose de radiation de 100 mSv augmente le risque de 0,5 % pour porter la probabilité de développer un cancer fatal, toutes causes confondues, à 25,5 %. La radiation est donc considérée comme étant un faible carcinogène.

En ce qui concerne les doses inférieures à 100 mSv, il est difficile de faire la différence entre les populations exposées et les populations non exposées à cause de la haute incidence initiale du cancer. L’approche prudente acceptée par de nombreuses organisations internationales est de supposer que la relation de proportionnalité entre l’exposition à la radiation et le risque peut être extrapolée aux doses extrêmement basses; c’est ce qu’on appelle le modèle linéaire sans seuil.

Est-ce que l’uranium appauvri testé à Nanoose Bay est dangereux pour la santé publique et pour l’environnement?

La zone de Nanoose Bay est utilisée principalement comme polygone d’essai pour les torpilles, mais celles-ci ne contiennent pas d’uranium appauvri. Santé Canada a publié une fiche d’information sur les risques potentiels liés à l’uranium appauvri. Bien que l’uranium appauvri puisse poser un danger à la fois radiologique et chimique sous certaines conditions, il n’est pas utilisé à Nanoose Bay.

Les niveaux admissibles de tritium dans l’eau potable, selon la réglementation canadienne, sont plus élevés que les niveaux admissibles aux États-Unis et en Europe. Puisque le tritium ne peut être enlevé de l’eau par filtration, est-ce que cela signifie que les Canadiens seront plus exposés à développer des maladies et des cancers provoqués par le rayonnement? Le gouvernement prétend que nos réserves d’eau souterraine ne sont pas contaminées et que, de toute façon, elles ne sont pas utilisées pour la consommation humaine. Est-ce que cela veut dire qu’elles sont contaminées, ou pas? Est-ce que cela pose un danger pour l’environnement?

C’est vrai que les limites au Canada sont plus élevées que dans d’autres pays, comme les États-Unis. Toutefois, cela ne signifie pas que les Canadiens sont plus susceptibles à développer des cancers ou d’autres effets des rayonnements. Les lignes directrices portant sur ces limites sont énoncées par Santé Canada et elles se retrouvent dans les « Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada ». La limite au Canada est fondée sur les notions internationales de radioprotection, incluant les données de la Commission internationale de protection radiologique et de l’Organisation mondiale de la santé. Certains pays ont choisi d’utiliser des données légèrement différentes dans leurs calculs, ce qui entraîne des limites différentes. Par exemple, tandis que les limites aux États-Unis sont plus faibles que celle du Canada, les limites australiennes sont plus élevées.

Le document de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) : « Normes de et recommandations sur le tritium dans l’eau potable », explique ces différences en plus de détails. Le Canada a choisi d’utiliser une dose de référence de 0,1 mSv par année pour limiter le tritium. C’est 10 % de la limite générale de dose de rayonnement pour le public. Elle est de 20 à 30 fois plus faible que la quantité totale de radiation qu’une personne recevrait dans un an à partir de toutes les sources de rayonnement naturel.

Récemment, le gouvernement de l’Ontario a envisagé une baisse des limites de tritium pour la province. En réponse à cette proposition, l’ACRP a publié un document de prise de position où elle démontre qu’il n’existe aucune nécessité d’abaisser ces limites. Plusieurs raisons motivent notre position, entre autres le fait qu’il n’y a aucune base scientifique pour justifier la réduction proposée.

Comme vous pouvez le voir sur cette page d’information du site Web de la CCSN, il peut y avoir des zones où les concentrations de tritium dans les eaux souterraines sont plus élevées que d’autres, mais cela est dû à des activités historiques et les emplacements concernés sont bien connus. Il est maintenant interdit d’éliminer du tritium directement vers les eaux souterraines. Toute source d’eau souterraine qui présente des niveaux élevés de tritium n’est pas utilisée comme source d’eau potable et ne présente donc pas de risque pour la santé publique.

Les exploitants de réacteurs CANDU affirment qu’il s’agit des réacteurs nucléaires les mieux conçus au monde, mais la Corée du Sud prétend également avoir les meilleurs réacteurs, avec la conception la plus sûre. Qui dit vrai? Est-ce que les émissions quotidiennes de rayonnements des réacteurs CANDU, ici au Canada, se maintiennent à un niveau sécuritaire?

Il y a des avantages et des inconvénients à chaque modèle de réacteur. Débattre des différences spécifiques exigerait une discussion très technique, mais nous pouvons vous assurer que les deux réacteurs, le CANDU et le sud-coréen, sont très sûrs. Il est à noter que la Corée du Sud exploite plus d’un type de réacteur, dont 4 CANDU, ainsi qu’un certain nombre de systèmes différents conçus en Corée. Les entreprises qui construisent des réacteurs cherchent à commercialiser et à vendre leurs produits. Ils vont donc promouvoir les aspects de leurs équipements qui attirent, selon leur point de vue, des clients potentiels, un peu comme le ferait le fabricant de tout autre produit. Quoi qu’il en soit, les deux types de réacteurs sont construits selon des normes très élevées et doivent répondre à des exigences réglementaires rigoureuses avant de pouvoir être mis en service.

Une évaluation détaillée des émissions de rayonnement de routine des réacteurs exigerait également une discussion très technique, car elle dépendrait du type spécifique d’isotope radioactif considéré ainsi que de la voie d’émission (par exemple, dans l’eau ou dans l’air). Cependant, toutes les émissions doivent répondre à des exigences réglementaires strictes établies par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), qui est l’autorité réglementaire pour les substances nucléaires au Canada. La CCSN a publié un document, « Le rejet de tritium et ses conséquences radiologiques au Canada en 2006 », qui contient des informations sur les rejets de tritium des réacteurs. Le paragraphe 4.1.2 de ce document montre que les rejets de tritium des centrales nucléaires au Canada sont tous bien en dessous des limites admissibles.

Santé Canada gère le Réseau canadien de surveillance radiologique, qui fait diverses mesures de radioactivité, dont le tritium, dans la vapeur d’eau autour des centrales nucléaires. Vous pouvez trouver ces informations ici.